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Les Saisons

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Film noir

Dimitris STEFANAKIS (Viviane Hamy)


Film Noir est un roman noir d'espionnage dont le héros est un personnage énigmatique, dangereux, machiavélique, charismatique... Un personnage Balzacien.

Mais qui est réellement Basil Zaharoff, d'origine grecque, d'Odessa ou de Constantinople ? L’Histoire, la vraie à laquelle il a participé à la toute fin du XIXè siècle et dont il a très certainement infléchi le cours en tant que marchand d'armes jusque dans les années 30, le nomme Monsieur Zèd, ou "l'agent de la mort". Il possède de nombreux noms d’emprunt, des déguisements, des sosies. Cet aventurier passionné de pouvoir et d'argent envisage le monde comme un jeu, manipule, commandite des assassinats (Jaurès, Raspoutine). C'est aussi un homme cultivé, romantique, amateur d'art, qui aime avec autant de passion la duchesse Pilar , la femme de sa vie rencontrée dans l'Orient Express en 1887. Et la toute première phrase du roman nous livre peut-être une clé :

« - Le bien existe en nous. Le mal, nous l’inventons par nécessité, ne l’oublie pas... »

La construction de Film Noir est savante, polyphonique, au service de la richesse du roman: se croisent sans cesse les points de vue de Basil dans les années précédant la guerre de 14-18, et celui de l’anarchiste espagnol, Miguel Tharabon fournissant la matière d’une biographie au jeune journaliste qui l’interroge au café de la paix à Paris au moment de la déclaration de la seconde guerre mondiale, en 1939. Ainsi, tous les destins se croisent aussi.

Il est passionnant de souligner que Basil Zaharoff a inspiré le personnage de Citizen Kane dans le film d’Orson Welles, mais qu’une tentative filmique plus récente a échoué, les bobines ayant mystérieusement disparu dans l’Orient-Express en 1981...

Liberté dans la montagne

Marc GRACIANO (Corti)



Un homme sillonne les chemins de France en compagnie d'une enfant, dans un Moyen-Age à la fois brutal et marqué par une solidarité sans faille. Leur but nous est inconnu, tout comme leurs noms, leur passé et même le lien qui les unit. Le voyage initiatique du Vieux et de la Petite les conduit de village en montagne, à la rencontre de personnalités dont la présence nous hante encore longtemps après la lecture de ce texte magnifique.

La fascination exercée par ce livre doit beaucoup à la merveilleuse langue de Marc Graciano, qui nous offre un premier roman tout simplement éblouissant et une profonde réflexion sur la place de l'Homme au sein de la nature et de la société.



Et pour le plaisir, voici un extrait  très révélateur de l'humanisme profond qui se dégage de ces pages :



Le vieux veillait aussi à toujours régler son pas sur celui de la petite. Le vieux marchait doucement et quand la petite découvrait une chose inconnue et qu’elle s’arrêtait pour l’observer et qu’elle s’accroupissait sur les talons et qu’en se grattant impudiquement les fesses elle questionnait le vieux, le vieux s’arrêtait aussi. Le vieux interrompait leur voyage et, chaque fois qu’il le pouvait, il nommait à la petite ce qu’elle voyait. Chaque fois qu’il le pouvait, le vieux enseignait la petite sur les êtres et sur les choses qu’ils rencontraient. Le vieux nommait à la petite toutes les choses qu’elle découvrait et, quand il le connaissait, il lui en décrivait l’usage. Souventefois aussi, la petite demandait au vieux l’origine des choses et le vieux faisait toujours l’effort de lui répondre le plus sérieusement et le plus complètement possible mais, quand il ignorait la réponse, le vieux l’avouait à la petite.

En Amazonie

JB Malet (Fayard)


Jeune journaliste, JB Malet s'est fait recruter comme "pickeur" intérimaire ( celui qui extrait les produits dits culturels de leurs rayonnages et les met à disposition des "packeurs" qui les emballent ).

Pendant plusieurs mois intégré dans l'équipe de nuit, il parcourra un semi-marathon en marchant ( 20 à 25 km), sans avoir le droit de s'asseoir, au rythme effréné du scan GPS qui le suit en permanence et lui sert de saisi de produits. Fouillé à chaque pause et chaque sortie, surveillé - pour ne pas dire fliqué puisque de nombreux vigiles aux méthodes paramilitaires veillent à "la sécurité" du site - il sera pressé comme un citron, le rendement étant le seul et unique souci du géant cahuzacien ( rappelons qu'Amazon ne s'acquitte pas de ses impôts ni de sa TVA).

L'état s'est rendu complice de telles pratiques qui bafouent le droit du travail français (Ah! le long et édifiant épisode de la pointeuse, drôle il pourrait l'être, tellement il est affreux de cynisme managérial!) en subventionnant à hauteur de 5500 euros les embauches de CDI du récent site de Chalon-sur-Saône, pour à peine 300 emplois créés combien de détruits?

Le cynisme est poussé loin puisque bon prince du haut de sa tour à la plèbe ignorée, Amazon vend le livre sur son site marchand. Comme disait familièrement mon grand-père " en voilà un qui s'en fout pas mal de ne pas avoir les cuisses propres!".

Rendons justice à JB Malet qui fait oeuvre de salubrité publique. Ce qui est le plus inquiétant c'est de constater que des pans entiers des utilisateurs de ces sites, qui ne sont ni les moins éduqués ni les moins concernés mais les plus individualistes, renoncent à la seule question qui vaille : dans quel monde avons nous envie de vivre?

L'excellente chronique de Philippe Meyer sur France Culture (30 mai 2013)

Rencontre avec Philippe Lacadée


Mardi 14 mai à 20h 15

Rencontre avec

Philippe Lacadée

psychiatre et psychanalyste à l'occasion de la sortie de
Vie éprise de parole et La vraie vie à l'école

" ...malgré un certain désordre du symbolique, la langue reste vivante pour autant qu'à chaque instant le sujet la crée."

atelier de philosophie #29


jeudi 2 mai 2013
atelier de philosophie #29

« fais n'importe quoi ! »

entre le bien qui commande à une éthique, et dont on pourrait souhaiter la restauration, et sa reformulation moderne qui se construit en son absence, il reste une tierce possibilité à explorer : elle sonne comme une plaisanterie : c'en est une, et pas : « fais n'importe quoi ! ».

la question n'est pas : « comment faire n'importe quoi ? », puisque cela chacun y arrive assez bien, et y échoue malgré tout ; mais : « comment prescrire n'importe quoi ? » C'est-à-dire : comment inverser le rapport de l'état de fait à la règle : ce qui est impossible, ce n'est pas ce qui se fait, dans un constat d'anarchie irréductible, mais que nous le devions. Soit, sans doute, ce qui assure l'explosion de l'anarchie comme doctrine politique.

nous suivrons quelques exemples pris à l'art du siècle écoulé : thierry de duve, au nom de l'art, pour une archéologie de la modernité, minuit, 1989.

librairie les saisons 21 rue st nicolas la rochelle entrée libre 20h15

Rencontre-dédicace avec François MOREL

                          Rendez-vous avec 

                   François Morel

         vendredi 12 avril à 17h30

                  



Comédien, humoriste, chanteur, auteur de livres pour enfants, François Morel est un artiste "multitalents".

Vous pourrez découvrir ses livres à l'occasion de sa visite à la librairie.

Réservez votre après-midi !

Terre & Lettres

La librairie est partenaire de l'événement

Terre & Lettres

qui se déroule les 5, 6 et 7 avril 2013

sur le parvis de la médiathèque Michel Crépeau

Rencontres, débats, projections :

tout le programme est

ici : http://www.terre-et-lettres.org/

atelier de philosophie #28

jeudi 14 février 2013
atelier de philosophie #28

la possibilité d’une éthique

le regain d'intérêt que connaît la philosophie de spinoza — sans qu'elle n'ait été méprisée par la pensée en france depuis un siècle, depuis bergson, lacan, et explicitement deleuze — renforce son caractère de monument. Cela est particulièrement vrai de son œuvre maîtresse, éthique — ethica, ordine geometrico demonstrata de 1675. Sur quoi repose ce monument ? Classiquement sur descartes ; c'est-à-dire ? sur la reformulation moderne d'un double vertige : quelle vie dois-je mener ? et que peut la nécessité ? L'ambition sera d'en indiquer le lien, et de pointer leur dehors dans la philosophie.

cette réflexion prolonge une interrogation sur les limites.

nous suivrons la traduction de bernard pautrat parue au seuil, 1988/1999.

librairie les saisons 21 rue st nicolas la rochelle entrée libre 20h15

Le bleu de la nuit

Joan DIDION (Grasset)

 

La photographie qui orne la couverture du livre est celle de la fille adoptive de l'écrivain, enfant. Elle tient sa tête posée entre ses mains et fixe de ses yeux noirs l'objectif. Sur le rabat du livre, une vignette photographique de Joan Didion récemment, yeux noirs fixes face à l'objectif. Etrange mimétisme, incroyable ressemblance. Le regard de la petite fille  est intense, il questionne, nous parle. Celui de la femme âgée se tait, n'attend plus rien. L'enfant devenue adulte est décédée après la parution de  L'année de la pensée magique, l'autre grand livre de Joan Didion.



Dans une langue épurée faite de scansions et de ruptures, l'écrivain dit la douleur de la perte mais aussi la joie d'aimer. A la fin de journée d'une vie pleine - la Californie, Central park, Honolulu, le cinéma, les drinks et les cigarettes légères, les pulls en cachemire et les vieux imperméables Burberry, les longs courriers et les hotels de luxe - le bleu de la nuit s'impose, celui de l' après solstice d'été, les jours raccourcissent. Comme si la vie s'amenuisait mais se densifiait.

Ce livre est grave mais, en même temps, il dit le profond lien et la présence ici-bas. Il dit les enfants et leur attachement. Peu de livres ont approché avec autant de subtilité les questions et les inquiétudes liées à la parenté et l'adoption. C'est un tombeau à la vie qui ne sera plus mais qui, tant qu'elle est là, mérite qu'on la savoure.

C'est le plus beau des livres.

Les voeux de la librairie

Pendant les travaux, la lecture continue...



La librairie Les Saisons 

vous envoie

ses meilleurs vœux pour 2013


Pour vos achats sur internet, cette pratique étant en passe de devenir un art de vivre, pensez à votre libraire

Il ne pratique pas l'évasion fiscale et s'acquitte de sa TVA.

Notre plateforme de 90 m2 fraîchement rénovée préparera vos commandes en un clin d’œil et vous livrera à domicile si vous appartenez  "A-ma-zone".

Rencontre avec Jeanne BENAMEUR

Rencontre avec Jeanne BENAMEUR
Samedi 26 janvier à 17h30
A l'occasion de la parution
de son nouveau roman Profanes (Actes Sud)
Notre coup de cœur de janvier !


 


Ancien chirurgien du cœur, il y a longtemps qu’Octave Lassalle ne sauve plus de vies. À quatre-vingt-dix ans, bien qu’il n’ait encore besoin de personne, Octave anticipe : il se compose une “équipe”. Comme autour d’une table d’opération – mais cette fois-ci, c’est sa propre peau qu’il sauve.
Dans un monde où la complexité perd du terrain au bénéfice du manichéisme, Jeanne BENAMEUR investit l’inépuisable et passionnant territoire du doute. Contre une galopante toute-puissance du dogme, Profanes fait le choix déterminé de la seule foi qui vaille : celle de l’homme en l’homme.

Un dernier jardin

Derek JARMAN (Thames & Hudson)


Un Dernier Jardin n'est pas un ènième livre de jardinage.


Se plonger dans la lecture de cet objet hors normes c'est ouvrir le journal-testament d'un artiste majeur du XXè siècle, Derek Jarman, cinéaste et plasticien, passionné de jardins depuis l'enfance.

Son dernier jardin est celui qu'il raconte dans le journal de bord qu'il tient au cours des dernières années qu'il lui reste à vivre, condamné par le sida. C'est au cours de l'une de ses périgrinations dans le sud de l'Angleterre pour le tournage d'un film qu'il décide d'acquérir en 1986 Prospect Cottage, en face de la centrale nucléaire de Dungeness. Derek Jarman intègre jour après jour à son jardin de galets les rebuts de la mer qu'il trouve sur la grève pour en faire la matière même de son ultime oeuvre d'artiste, en véritable metteur en scène de la vie. 


Servi par les superbes photos de son ami Howard Sooley, ce livre est l'hommage bouleversant et pudique au travail de création d'un homme qui s'éteint en même temps que la vie se déploie partout autour de lui.

Rencontre avec Laurent BONNET


Grand voyageur, Laurent Bonnet a travaillé de nombreuses années en Sierra Leone, pays auquel il est resté très attaché. Il lui consacre son roman Salone, publié aux éditions Vents d'ailleurs.


Dans cette fresque historique qui est aussi un roman choral et un cri du cœur, les personnages se croisent, se découvrent, s'aiment et se perdent dans les troubles d'un pays en tension permanente.



Rendez-vous vendredi 30 novembre à 18h !

atelier de philosophie #27

mercredi 17 octobre 2012 à 20h15
atelier de philosophie #27


sauf l’amitié
rencontre avec olivier jacquemond

sur l’amitié, aristote a déjà « tout dit » ; la philia grecque est un terme assez large, et sa pensée assez souple pour qu’on puisse y reconnaître encore les traits les plus évidents : relation entre égaux, se procurant un bien réciproque et manifeste. La justice qui l’accompagne permet de lier l’affect au « naturel » politique, dans une communauté de vie.

ce qui fait l’intérêt du livre d’olivier jacquemond, c’est de supposer une autre pratique de l’amitié, par un vecteur privilégié : l’écriture. Alors naît tout un faisceau d’amitiés étranges : dissymétriques, non réciproques, anonymes, lointaines. Et, peut-être, ne supposant aucune communauté. Nos amis peuvent être déjà morts avant que nous ne les rencontrions, non encore nés, fictifs. C’est comme si la boite de pandore de l’amitié s’ouvrait.

olivier jacquemond, le juste nom de l’amitié (pour une amitié sans visage), lignes, 2011.

en partenariat avec l’université de la rochelle, et en pré-ouverture au colloque international : amitiés, le cas des mondes américains.

Sofia QUEIROS et Elie TREESE à la librairie

Samedi 6 octobre à 17h30
événement à ne pas manquer !

La librairie est très heureuse de vous inviter
à la rencontre de deux auteurs, deux voix nouvelles
de la littérature française :
Sofia QUEIROS : et puis plus rien de rêves (éditions Isabelle Sauvage)
&
Elie TREESE : Ni ce qu'ils espèrent ni ce qu'ils croient (éditions Allia)

Ni ce qu'ils espèrent ni ce qu'ils croient

Elie TREESE (Allia)
 
"Le monde est d'un côté et les mots sont de l'autre" prétend Low le prince ou le roi de ce royaume sans couronne, ni richesse que Elie Treese dépeint ici dans ce premier roman.
"Quatre personnages en quête d' hauteur" s'apprêtent au cours d'une nuit à commettre un maigre larcin, ressemblant au forfait d'une vie, siphonner du gas-oil dans des camions. Le décor, une sorte de non-lieu comme il s'en trouve aux alentours de nos villes, coincé peut-être ( on sait peu de choses) entre l' extrêmité de celle-ci et la bordure d'une forêt. La terre sous les pieds, froide et humide. Et l'ancien temps dans lequel ils vivaient " tous là, avec les histoires et le reste". Autour d'un feu ces Godot attendent, sifflant de longues rasades de gnôle, et parlant, soliloquant, vociférant.
Après avoir planté le décor, évoqué l'histoire, c'est du style qu'il faut parler. Elie Treese prétend écrire ainsi parce qu'il ne sait pas écrire. Sans doute il y a t-il un peu de cela, Elie Treese écrit une sorte de langue étrangère en français, malaxée, effritée comme cette terre que Maroubi le narrateur de l'histoire écrase entre ces mains pour voir si "on arrive à quelque chose qui sorte un peu de l'ordinaire".
Rien d'ordinaire dans ce très court livre dont il faut dire et redire le long et beau titre "Ni ce qu'ils espèrent ni ce qu'ils croient", rien de banal. C' est un souffle, un battement, une pulsation que le livre imprime alors que se dessinent au fur et à mesure ces ombres comme découpées dans la vie même qui voudraient bien vivre une existence grandiose alors qu'ils ont l'air de demi-dieux mendiants tombés sur cette terre.
On aime tellement ce premier livre qu'on a hâte de lire Elie Treese un peu plus, on ne peut pas penser qu'il s'arrête en si bon chemin.

Dédicace de Jacques PERET

Samedi 15 septembre à 17h30

La librairie vous convie à une séance de dédicace

avec Jacques Péret,professeur d'histoire moderne à Poitiers

et auteur du livre

Les Corsaires de l' Atlantique, de Louis XIV à Napoléon

paru aux éditions Geste.

 

De l'estuaire de la Gironde jusqu'aux Antilles en passant par le golfe de Gascogne, Jacques Péret nous conduit sur un gigantesque théâtre d'opérations dans lequel se cherchent, se croisent et se combattent corsaires, navires marchands, frégates de la Royale et de la Navy. Qui sont ces corsaires, quelles sont leurs motivations ? Comment expliquer les comportements de ces marins, civils qui ont du mal à devenir des militaires ? C'est à ces questions, et bien d'autres, que l'historien répond de manière claire et tout à fait passionnante.

 

 

Moi, Jean Gabin

Goliarda SAPIENZA (Attila)

La jeune Goliarda grandit dans la petite ville de Catane dans la Sicile du début des années 1930.

Fascinée par la figure de l'acteur Jean Gabin, qu'elle découvre au cinéma de quartier, sa décision est irrévocable : elle SERA Jean Gabin, pensera comme lui, agira comme lui-même l'aurait fait.

Ce roman autobiographique est un éloge à la liberté : l'esprit vif et déterminé de Goliarda, une énergie foisonnante dans un cadre familial exceptionnel d'anarchistes anti-fascistes, la force de la créativité, un amour fou pour la vie en dépit d'une situation politique et sociale extrêmement chaotique.

L'auteur de l'inoubliable L'art de la joie paru en 2005 aux éditions Viviane Hamy nous offre à titre posthume l'un des plus fascinants textes de cette rentrée littéraire, une véritable tranche de bonheur... à déguster sans façon.

Les Enfants du Pirée

Kostas MOURSELAS (Cambourakis)

On se souvient de Zorba le grec, héros du roman de Kazantzakis incarné au cinéma par Anthony Quinn. Kostas Moursélas le réinvente littéralement dans « Les Enfants du Pirée », sous les traits de Louïs, « Belmondo en plus petit avec les yeux bleus », un faiseur de miracles et de catastrophes, autour duquel gravite une constellation de personnages, une soixantaine d’ hommes et de femmes, fresque sociale vivante dans la Grèce de l’après-guerre : Agissilaos, le prolo de la bande, Antigone la sœur de Louïs, Drakopoulos le fabricant de sauces, Sofia, la chanteuse originaire de Trikala, Tatiana dite la Madone, Tassos le cafetier du quartier,.… et bien sûr Manolopoulos le narrateur de leur histoire à tous.

40 ans d’histoire politique désastreuse défilent, et sur cette toile de fond s’écrivent en deux parties, l’enchantement puis la désillusion d’une bande de copains aux destins fourvoyés.

Roman picaresque et satirique, tendre et féroce, écrit avec une verve décoiffante dans une écriture très contemporaine.

Kostas Moursélas est né en 1932. Il écrit aussi pour le théâtre et le cinéma. Son écriture romanesque est donc fortement inspirée par le théâtre dans un style direct très enlevé, ironique, et satirique.

Ce roman, paru il y a une vingtaine d’années en Grèce, a connu un très grand succès en librairie, avec plus de 200 000 exemplaires vendus. Il a été traduit en français pour les Editions Cambourakis en 2012, et l’auteur vient d’en achever ce qui sera la suite.

Les Saisons font aussi les Francos



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