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Les Saisons

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Rencontre-lecture avec Florence GIORGETTI


Florence GIORGETTI interprète et met en scène la pièce de Philippe Minyana Les rêves de Margaret, les 12 et 13 avril 2011 à La Coursive (La Rochelle).

La comédienne sera présente à la librairie
jeudi 14 avril à 20h15

pour évoquer son livre Do you love me ? paru aux éditions Wespieser.

« Do you love me ? » Jane Bowles ne manquait jamais de poser cette question à ceux qu’elle rencontrait pour la première fois. Quand Florence Giorgetti veut convaincre Paul Bowles de la laisser interpréter Sa maison d’été, l’unique pièce écrite par sa femme Jane, elle lui demande tout naturellement : « Do you love me ? » Et bien sûr la question court au fil de ce récit personnel et vagabond évoquant la pratique du métier d'acteur.

Une ville sans arrière-pays ?

Samedi 2 avril à 17h30

Denis MONTEBELLO propose une lecture-conversation
à partir des auteurs qui ont traversé l'atelier d'écriture de l'université de La Rochelle

dans le cadre des manifestations Les étudiants à l'affiche qui se déroulent du 10 mars au 15 avril 2011.


Une pincée de théâtre, deux cuillerées à soupe de folie,
un bouquet d'étudiants engagés, la magie de l'échange et de la rencontre,
des images, des sons et des mots partagés.


Le survenu, ouvrage édité à l'occasion du festival, regroupe les textes des étudiants.
Il est distribué gratuitement à la librairie Les Saisons.




Planète rebelle, édition québecoise

Depuis 1997, les Éditions Planète rebelle soutiennent le conte et les conteurs et  témoignent du renouveau du conte au Québec. Marie-Fleurette Beaudoin, éditrice, vient en France rencontrer les professionnels des  médiathèques, les lecteurs et les lectrices, les conteurs et amateurs de tradition orale et de contes contemporains.

Pour obtenir les détails de cet événement, cliquez sur l'image !

Proust contre la déchéance

Joseph Czapski (Noir sur Blanc)

Joseph Czapski fait partie des 400 officiers polonais rescapés du massacre de Katyn en 1940.
Déplacé avec d'autres dans un camp à Griazowietz, il survécut. Proust l'y aida. En effet, afin de ne pas sombrer dans le désespoir et la déchéance, lui et ses camarades, selon leur connaissances et leurs passions, imaginaient des conférences qu'ils donnaient le soir dans le réfectoire du camp.

Celle qui nous est proposée ici, dans une belle édition avec fac similé du texte que Czapski avait dicté, est entièrement consacrée à Proust qu'il admirait au-dessus de tout. Grand connaisseur de la culture française, il avait lu la littérature française des siècles précédents mais aussi les contemporains de Proust.  Son jugement sur Farrère et Loti est sévère. En bon conférencier, il énonce clairement ce qu'il connaît parfaitement, les fautes et erreurs de français sont rendues dans le texte et ajoutent à la fragilité et à la beauté de cette parole.
Situation de l'œuvre dans l'époque, condition de la rédaction, réception du roman, Proust est évoqué ici dans sa totalité. A la lecture on sent deux destins se mêler, celui de Proust seul dans son lit atteint par la maladie, écrivant comme un forcené, et celui de Czapski, prisonnier de guerre, affaibli lui aussi dans sa chair et son âme.

On imagine aisément ces prisonniers écoutant le conférencier citer Proust de mémoire avec une étonnante précision, les citations et le texte exact de La Recherche sont confrontés dans les notes et  sont surprenantes de vérité. C'est la passion qui l'anime, celle de l'œuvre mais celle aussi de l'espérance qu'elle fait nourrir.

Totally killer

Greg OLEAR (Gallmeister)

Lorsque la très sexy Taylor Schmidt débarque à New-York, fraîchement diplômée et pleine de bonne volonté, elle est loin d'imaginer le parcours désespérant qui l'attend pour trouver enfin un travail à la hauteur de ses qualifications... Jusqu'au jour où elle tombe sur l'adresse d'une agence de placement très spéciale, qui laisse entrevoir des offres extrêmement alléchantes : "un job pour lequel vous seriez prêt à tuer" !

Muni d'un humour ravageur et d'un cynisme à toute épreuve, Greg OLEAR nous propose une solution simple aux deux problèmes majeurs de la société contemporaine, chômage des jeunes et retraites, sans s'encombrer des scrupules qui nuiraient à la bonne marche des événements.
Voilà une manière originale de parler de la génération désabusée qui a succédé aux baby-boomers, cette Génération X, sacrifiée sur l'autel de la libéralisation à outrance et de l'égoïsme de ses prédécesseurs.

Un roman noir irrésistible, un grande réussite.

L'heure du Roi

Boris KHAZANOV (Viviane Hamy)

Le très ancien et minuscule royaume de Cédric X se trouve envahi, à la suite de bien d'autres, par la puissance tentaculaire du Reich de 1940. Réduits à un état de léthargie générale, le vieux roi et ses sujets supportent les contraintes en courbant l'échine... jusqu'au jour où une nouvelle directive va faire basculer le destin de ce petit bout de terre oublié.

Impossible de raconter ce qui arrive ensuite, de dire la folie d'un geste fatal, d'en expliquer la grandeur et la dignité. Seul un grand romancier pouvait s'emparer d'un sujet aussi difficile à traiter que celui du traumatisme de l'Histoire, sur le mode de la fable et avec une élégance à couper le souffle.

On est selon toute vraisemblance en présence d'un chef-d'œuvre de la littérature russe contemporaine, d'autant plus rare que cette dernière nous avait peu habitués à cette forme courte du récit...

Boris KHAZANOV est né à Leningrad en 1928. Après plusieurs années de travaux forcés pour avoir participé à un mouvement antisoviétique, il devient médecin et se consacre à la l'écriture. Publié à l'origine dans une revue israélienne avant d'être reproduit dans les samizdat russes, L'Heure du Roi se retrouve finalement en Allemagne, où son auteur reçoit en 1998 le prix "Littérature en exil" de la ville de Heidelberg.


Les liaisons ferroviaires

Jean-Pierre MARTIN (Champ Vallon)


Tout peut arriver dans le TGV Nice-Bruxelles ! C'est en embarquant des personnages riches de leur vécu et de leurs différences que Jean-Pierre MARTIN dresse un état des lieux fictif de la parade amoureuse au temps de la Très Grande Vitesse.

Ici, pas question d'analyse sociologique ou de bases de données rébarbatives sur le comportement amoureux, c'est tout simplement en observant le petit monde clos de la voiture 16 et du wagon-bar que l'auteur nous dit la complexité et parfois la drôlerie de la technique de drague en état d'urgence (sept heures, c'est si court !).
Ceux d'entre nous qui prennent souvent le train, remarqueront non sans malice que le contrôleur - parfait sosie de Lambert Wilson et séducteur compulsif - nous rappelle vaguement quelqu'un, que la psychanalyste aux abois, la championne de karaté fatiguée et les hommes d'affaires pongés dans la lecture du journal Les Echos sont emprunts d'un réalisme tout à fait étonnant. Mais la véritable trouvaille, c'est l'introduction d'un observateur extérieur inoubliable : l'ethnologue du proche, celui dont le travail de recherche se trouve précisément être la diversité des comportements amoureux dans ce train qu'il connaît bien.

Tout en finesse et par le biais d'un humour parfois ravageur, Jean-Pierre MARTIN nous offre un moment de grâce et de bienveillance sur le genre humain. Un livre qui donne un nouveau souffle au thème éternel de la rencontre amoureuse.

Inutile de préciser qu'il ne vous sera plus possible de prendre un train comme avant, après lecture de ce petit bijou...

atelier de philosophie #16

de la séduction — encore Baudrillard

L’échange impossible, celui qui est exclu de l’économie marchande, où le rituel du don est défait, trouve une issue dans le terrorisme, défi aux systèmes qui nient la mort, puisqu’ils la portent en eux.
Avec le même goût du secret, il peut aussi s’exercer dans la séduction.
Ainsi se prolongera notre réflexion vers un « au-delà du principe de plaisir ».

jeudi 17 février 2011

Rencontre avec Jean-Jacques SALGON

Ne manquez pas la rencontre avec Jean-Jacques SALGON
samedi 12 février à 17h30
autour de son dernier ouvrage : Ma vie à Saint-Domingue (éditions Verdier)

Ma vie à Saint-Domingue
raconte une histoire, des histoires.
D'abord celle de Toussaint Louverture, génial stratège et héros de la révolte des esclaves dans l'ancienne colonie française de Saint-Domingue, aujourd'hui République d'Haïti, et que Napoléon fit déporter et emprisonner au fort de Joux où il mourut de froid et de maladie. Celle aussi de ses enfants qui furent un temps les hôtes de la France avant d'y revenir, six ans plus tard, contraints et forcés, assignés à résidence, au moment de l'arrestation de leur père. Celle de Dénégou, le père de Toussaint, capturé en Afrique et vendu comme esclave. Celle d'Aimé-Benjamin Fleuriau parti de La Rochelle et devenu planteur près de Port-au-Prince.
Ce livre n'est en rien celui d'un historien mais plutôt celui d'un voyageur curieux qui aurait choisi d'explorer le temps plutôt que l'espace.

La vie très privée de Mr Sim

Jonathan COE (Gallimard)

Il était une fois... Maxwell Sim, ou comment survivre dans un monde régi par les technologies de l'information et de la communication... en particulier lorsque l'on est un quadragénaire à la personnalité insipide et qu'on est dans l'incapacité de nouer la moindre relation avec ses semblables ?

Sujet éminemment contemporain que Jonathan Coe met en scène avec un plaisir non dissimulé. Il manipule son lecteur, le perd ou le retrouve grâce à des indices qu'il lui tend pour reconstituer la vie sans relief du citoyen britannique en quête de sens et qui plie sous le poids de la dépression.

C'est en maître de la satire sociale que l'auteur dresse un portrait drôle et touchant de ce véritable antihéros qui semble avoir oublié de prendre le train en marche, dans une société qui ne laisse à voir que ses gagneurs. La construction du récit pour le moins virtuose nous enchante jusqu'à la dernière ligne, révélant toute la malice de l'auteur qui semble nous adresser un ultime clin d'œil... du grand art !

Retrouvez Jonathan Coe dans le Grand Entretien de France Culture (17 février 2011).

Atelier de philosophie #15

jean paul laurent


du commerce en toutes choses — sur jean baudrillard.

si le commerce a tout pris et qu’on chercherait en vain un monde qui ne soit pas marchandise, l’unique issue est dans une opération de reversion totale : remettre en jeu l’échange : tout contre rien. C’est le défi. La spéculation est miroir. Ce que l’échange laisse mort, il faut le lui rendre. Aux puissances du présent, on n’opposera aucune résistance, sinon ce miroir, sinon son image. Dans l’économie, le social, le sexuel, vie, communauté et plaisir sont des biens primitifs perdus : la modernité nous a épuisé jusqu’à la tombe. Penser, c’est-à-dire écrire, sont l’unique rituel, l’ultime potlach, le défi après la mort.
ainsi nous poursuivons avec jean baudrillard une réflexion aux limites de l’éthique comme du plaisir.

   

JEUDI 27 JANVIER, 20H15

Les prochaines rencontres avec des auteurs

Les insurrections singulières    Kim    Ma vie à Saint-Domingue


Samedi 22 janvier à 17h30 : Jeanne BENAMEUR  (Les insurrections singulières, Actes Sud)


Samedi 29 janvier à 17h30 : Angie DAVID (Kim, Léo Scheer)


Samedi 12 février à 17h30 : Jean-Jacques SALGON (Ma vie à Saint-Domingue, Verdier)

Bonne année 2011 !

Toute l'équipe de la librairie
vous souhaite une très belle année 2011 !

Exposition de Christian Larsonneur

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Expostion de Christian Larsonneur

 

Rencontre-dédicace avec José VARELA

Noir de José VarelaLe cinéaste, scénariste et auteur de polars

José VARELA

présentera son nouvel opus : Noir,

excellent roman

paru aux éditions Tamtam

samedi 4 décembre 2010 à partir de 15h.

Rencontres philo et BD samedi 27 novembre 2010

  • à partir de 15h : signature en présence des auteurs de l'album Nos Guerres (Cambourakis) David BENITO, Laurent BOURLAUD et Patrice CABLAT

Nos guerres      Le grand accélérateur

  • à 17h30 : rencontre avec le philosophe Paul VIRILIO (Le grand accélérateur, L'administration de la peur...)

Inauguration

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Atelier de philosophie #14

le sexe des anges — à propos de tony duvert

    en 1974, dans le bon sexe illustré, tony duvert se livre à une critique féroce, éventuellement drôle, de la normalité appliquée à l’éducation sexuelle des enfants. Quelle en serait l’alternative ? Nous toucherons aux limites d’une éthique du plaisir : les hommes sont méchants, et on ne s’en méfiera jamais assez ; et même naturellement bons, selon le sentiment inverse, c’est encore la même humanité générale qui fait bouchon. On ne fera pas de politique avec elle. C’est qu’il faut la contourner : avec une enfance anarchiste, la sienne et celles des autres, la relation suppose une « bonté » sans concept, à peine illustrable : outre la fiction, reste le témoignage d’un moraliste.

 

JEUDI 18 NOVEMBRE 2010 à 20h15

 

prochaines séances :

de la séduction — sur jean baudrillard

de la nature humaine — sur pierre manent

Des Eclairs

Jean ECHENOZ (Minuit)

Des Éclairs : un titre tel un traité scientifique pour le troisième volet du triptyque imaginé par Jean Echenoz sur les vies épiques de personnages hors du commun. Après le musicien Ravel et le sportif Zatopek, l'écrivain s'est attaqué à l'ingénieur Nikola Tesla (1856-1943), héros magnifique et pathétique à la fois, qui a imaginé d'innombrables innovations scientifiques au cours de sa vie tumultueuse, sans jamais se soucier réellement de l'enregistrement des brevets, "soufflés" à intervalles réguliers par des concurrents plus pragmatiques que lui.

On ne saura jamais à quel point les conditions extraordinaires de sa naissance, une nuit de tempête apocalyptique dans la région des Carpates, auront influencé sa carrière et notamment sa passion pour l'électricité, toujours est-il que que le personnage est devenu une figure emblématique aux États-Unis où il a fait toute sa carrière et où il reste une célébrité.

Tesla, alias Gregor, nom prêté par Echenoz à son personnage, aura inventé la très grande majorité des éléments technologiques de notre quotidien actuel : de la radio à l'accélérateur de particules, en passant par le microscope électronique, le radar et les rayons X... Tesla voit loin, il voit l'humanité comme on regarderait l'univers dans son ensemble. Il avait même pensé les prémices de l'Internet au début du XXè siècle !

Dépeinte à travers l'écriture élégante et rapide de Jean Echenoz, cette vie de solitude prend tour à tour un caractère comique puis tragique. Une très belle manière de clore ce triptyque des vies imaginaires du siècle passé.

Jean Echenoz parle de son livre.

Prix Mémorable des librairies Initiales 2010

Requiem pour un paysan espagnol
Ramon Sender
Attila

Traduit de l’espagnol par Jean-Paul Cortada et Jean-Pierre Ressot.
Réédition d’un texte tendu de Ramon Sender, suivi d’un deuxième récit, Le gué, qui justifierait à lui seul cette lecture.

Le Requiem, c’est celui qu’un prêtre doit donner pour un jeune paysan, tombé sous les balles phalangistes, qu’il a vu naître et qu’il a mené à sa perte. Le gué, c’est celui où deux sœurs font la lessive. L’une est veuve, l’autre a dénoncé le mari de sa sœur aux franquistes, et lourde de ce fardeau, cherche le courage d’en faire l’aveu.

Au-delà de la guerre d’Espagne, c’est le déchirement de l’âme, entre courage et lâcheté, que Sender donne à voir magistralement.

Le prix Mémorable :

La librairie indépendante accompagne la création, en distinguant un auteur, une œuvre à découvrir, c’est le but du Prix Initiales. Mais nous connaissons aussi l’histoire littéraire, la librairie c’est avant tout un fonds, c’est pourquoi nous avons créé un prix qui salue la réédition d’un auteur malheureusement oublié, d’un auteur étranger décédé encore jamais traduit en français, ou d’un inédit ou d’une traduction révisée, complète d’un auteur.

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